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Bernard Saulnier : Beaver et l’Américain

21/03/2005

L’Américain dit Dieu est dans ma vie. Il croit pouvoir surmonter toutes les épreuves. Moi Dieu je sais pas. Estie que j’m’haïs ! Beaver ! Haïs-toé pauvre carcasse. Ciboère que c’est toffe à soère.

Hache publie Beaver et l’Américain de Bernard Saulnier (Montréal), un auteur présent dès l’origine de Hache, mais dont on n’avait plus rien publié depuis l’été 2001 (le fameux été 2001).

Le narrateur, bénéficiaire de l’aide sociale, s’essaie au travail : il porte des caisses, tandis que son collègue, américain, conduit la camionnette. Il raconte, songe, se plaint, se reprend, synthétise : Je suis qu’une oreille qui écoute délirer un camionneur américain. Une voix l’apostrophe (Beaver ! Beaver !) et le défie, c’est une jeune femme dont il se souvient : Attends j’ai encore des choses à te dire ça fait pas mal de se faire sauter le cerveau. Il évoque un atelier de croissance personnelle, son père ; lâche quelques confidences isolées.

Un glossaire de joual (français canadien populaire parfois utilisé par Saulnier) est donné à la fin du texte.

Ciboère < --- juron (ciboire) que c'est toffe <--- dur, cf. anglais tough à soère <--- ce soir

 

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