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La Première Dernière Balade, de Jean Figerou

03/09/2007

Je me demande si la montagne nous aime. C’est idiot bien sûr mais je me le demande ? Je souffre tellement à la gravir, je me demande si elle m’en est reconnaissante ? Je crains que ce soit illusion, y a rien de plus dur que la pierre. (…) D’ailleurs qu’importe qu’elle ne m’aime pas. Il y a infiniment plus de joie à aimer qu’à être aimé en amour. Je suis une fournaise de soleil dans mon malheur ascensionnel. Je souffre tellement que je ne peux l’aimer qu’à déborder. Je souffre le miracle. Aimer c’est avoir le feu dans le ventre, c’est être supplicié de bonheur en enfer de joie incandescente. Être aimé c’est juste un peu de sucre sur le gâteau en cerise, c’est pas l’essentiel.

Au début ça paraît long ; on s’engage et à peine engagé on se sent déjà fatigué. Empêché par une sage fierté de faire demi-tour, gentiment on prend le rythme, on se détend, on se réveille, la joie monte. C’est comme l’ascension d’un 3.000 et c’est la troisième étape du circuit pyrénéen de Figerou, dont le narrateur, après le berger obsolescent et la veuve tapageuse des deux étapes précédentes, pourrait cette fois être l’auteur, alpiniste du dimanche, ami du sublime mais à la condition physique un peu juste.

La Première Dernière Balade, de Jean Figerou, en deux épisodes publiés ce jour.

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