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Lettre à un neurologue installé

Stephane Ilinski

mai 2005

Sous votre séant, sur le coussin de votre siège, sorte mauvaise copie-conforme Everstyl au blanc cassé crasseux à faire se repentir un publicitaire allemand, je vous collerais un, deux, trois Malabars. Trois gommes, on peut dire, si ça vous plaît, si ça rappelle mieux vos quinze ans dessous votre caillou lisse, gommes à mâcher, Monsieur le docteur. Vrai que vous ne frayez plus avec la prime vigueur, laquelle qu’importe, Monsieur le professeur n’est-ce pas ; vrai qu’au lieu de gommes, je pourrais vous coller trois caramels, professoral Monsieur, dessus votre fauteuil. Des caramels mous au beurre salé de Bretagne, des sucreries d’avant-guerre qui ont probablement jadis taché vos tenues d’apparat sorties pour les fêtes… C’est vrai ! Je dis trois Malabars, point ne faut remarquer : l’intention seule compte ! Il faut, Monsieur, cher docteur, que vous compreniez, ici que vous me compreniez moi d’abord, mes astuces, ma volonté d’agir sous votre postérieur, ma guise de vous faire bonne blague, de vous tourmenter l’arrière-train un peu, de salir pour rire votre flanelle grise… Là, dans mes règles, je dis, je vous colle trois Malabars dessus votre siège de PDG malade, pile dessous votre popotin. C’est moi qui vous régale, sans retenue ni haine ni méprise, c’est moi qui décide de vous coller un peu d’embarras au cul pour voir. Des Malabars tout roses, bien mâchés, à la gomme pas tendre, pas filandreuse mais qui adhère au premier coup et ne lâche plus !

Je cherche pas le malheur, docteur, Monsieur, juste une franche plaisanterie pas trop coûteuse, de celles qui n’en mènent pas large, n’appellent le regret ni la sanction tranchante. Je voudrais, professeur, devant vous, rire un brin, avec vous, un temps, comme ça, histoire de voir, de constater cons ensemble quel polisson tour s’est joué chez vous. Quel coup gentiment pendable je vous ai fait et quel résultat étrange de communion par bonne camaraderie en découle ! Je cherche pas à mal, ne veux pas confondre, non plus défaire votre piédestal incontesté, inéluctable. Seulement, permettez, feignez au besoin l’innocence, autorisez-moi le gag gratuitement ; au besoin, mettez-le sur le compte de ma Carte Vitale ! Décampez, professeur, quittez les lieux sur-le-champ, filez-moi l’occasion, le cadeau de bonne guerre ! Je quémande pas davantage, le reste vous occupe, me préoccupe. Non, juste, là, sortez, bougez votre sacré cul du moelleux molleton ignoble de votre assise hospitalière. Zou ! prétextez par égard, jouez à la radio égarée, au dossier sous une pile au troisième un peu plus haut qu’il vous faut séance tenante aller consulter ; allez donc d’un pas concentré, d’un élan expert, peloter les courbes aseptisées d’une quelconque infirmière. Du vent ! pour mes Malabars, oust ! Une minute suffira à ma reconnaissance, à provoquer ensuite l’éclat de rire réconciliateur ! que je place mes charges fameuses, mes trois débiles farces enfin, que j’opère pour vous et moi. Allons, Monsieur, cher docteur, il faut être sage, il faut me promettre de faire semblant, de compatir caché, de dissimuler l’envie maussade de faire appel à d’autres spécialistes pour me concerner et me retenir… Pas de réprimande ni du corps ni de l’âme, pas de pensée pour votre teinturier ni votre femme auteur présumé de l’achat de votre transparent et gris futal de flanelle. Rien ! Allez, dehors ! Comme ça, sans raison autre que celle de laisser faire une fausse cachotterie pour nous amuser entre quatre yeux. Je vous prie, vous supplie en quatre, Monsieur professeur, levez-vous, dégagez un temps. Que je passe à l’acte ! J’ai la gueule trop pleine, la salive m’encombre, ma langue doit être terriblement rose ; foutez-moi donc une trêve pendant l’interview, que je me débarrasse pour faire marrer !

A vous voir rester, Monsieur, vrai, je m’interroge par où je ne devrais pas… A noter à part moi la posture manifestement très ancrée de votre personne à ce bête siège, je m’accable interdit d’agir et vous plains, pareillement vissé, impensable à changer d’humeur… Déçu ne signifie pas assez. Je pourrais, moi, me fâcher, Monsieur. Et tout rouge et pire encore. A vous voir pareil déraisonnable, je pourrais tramer une suite plus fâcheuse, ne pas choisir le rire comme issue de nos rapports, éclipser tout net la divertissante option du bon cœur… Je n’en ferai rien ; quand même, je stipule. Par manière, souci d’intégrité, par humble sincérité devant votre évident saint-siège, je préfère remarquer n’est-ce pas en passant… Là, sachez, pas pour avoir peur mais pour sûr, cher docteur, que moi, je vous la trancherais, votre flasque gorge ; que je vous pratiquerais une de ces ouvertures larges et pas nettes en rien comparable à la propreté d’une trace de scalpel ! Si je décidais, si je ne préférais pas gluer votre trône avec des chewing-gums, je pourrais vous faire violence, extrême violence, vous tordre sans sourire votre putain de cou sexagénaire, vous mutiler pas drôle à rendre songeurs les plus chevronnés de vos confrères légistes. Rien n’en ferai, sûr, entendu. Savez, je sais ! Pour cela que vous restez posé, maître aberrant de vos gestes non moins posés que vos arrières. Dedans le confortable rembourrage dégueu de votre chaire, vous me recevez sans absence, sans seulement m’accorder la joie, l’honneur même d’une surprise ; une once, once bordel de compréhension ! Non, vous refusez l’attention ! Professeur ! Pas pris, qu’il faut que vous soyez, à jamais ! Sans écart d’égards ! sans faute foi d’Hippocrate ! Là, vous restez, cher Monsieur, ô docteur…

De mes joues gonflées, de mes trois gommes qui désormais ne font plus qu’une énorme gustativement devenue neutre, de ma bonne enfant de volonté initiale à présent révolue, je vous en veux, Monsieur professeur. Je vous tiens maintenant une rigueur, alors que je ne devrais pas. Je remâche, vous écoute. Implacable pince-sans-rire, comme par défi, vous enfoncez mieux encore vos vieilles vertèbres dedans le dossier princier très années 70 de votre trône de consultation. Ainsi dangereusement penché en arrière, au moyen de gestes lents, vos larges mains soigneusement manucurées qui semblent battre l’air comme dans les circonstances d’une chute imprévue me signifient que non, vous ne bougerez pas. Je mâche, vous écoute. Les commissures de vos yeux, amplement creusées par les lustres passés dessous les néons des cliniques, des hôpitaux, des amphithéâtres, se fripent davantage. Non, vous ne quitterez pas un instant la salle ; mes gommes, je peux bien les avaler.

Vous me diriez, si vous saviez seulement le modique objet de mes intentions, que je ferais mieux de m’en faire, n’est-ce pas, pour ainsi dire, tout autrement ; de m’user les méninges à des fins plus urgentes, plus humaines. Professeur cher, vous me proposeriez peut-être, légèrement ahuri devant pareil enfantillage, de m’instruire un brin plutôt que de me tordre l’oreille, de me raconter une ou deux leçons magistrales plutôt que de me flanquer dehors. J’ignore même si, en connaissance de mes Malabars et du dessein en vue duquel je les ai achetés en boulangerie, vous fronceriez un seul de vos épais sourcils. Peut-être, qui sait, esquisseriez-vous même un sourire et du coup remporteriez-vous — sans cependant savoir — une victoire unanime et sans bataille ! Mais non. Non. Non. Monsieur docteur ne sait pas seulement que le Malabar existe ; tout professeur que vous êtes, jamais vous n’avez eu connaissance d’une telle marque de gomme à mâcher, n’est-ce pas. Vous-même enfant, le port et la consommation de ce genre de matière étaient d’ailleurs exclusivement réservés à un type d’individu vous faisant horreur… Alors quoi, mes Malabars, Monsieur, puisque vous restez assis, autant discrètement les avaler et mettre une croix sur la blague projetée. Ce soir, je me dis, votre femme, la professeur, ne saura pas sa joie de trouver vos pantalons impeccables. Je mâche la gomme sans goût et mets un point d’honneur à ne pas m’autoriser l’usage de votre corbeille à papier. Je vous écoute, cher Monsieur, là en face, résolu à votre permanente présence, à votre manque d’attention fine, votre absence de perception légère. Votre siège grince un peu, j’avale ma boulette en silence.

Vous savez que je ne vous prends pas en grippe, que je ne peux pas ; que pas davantage, ou plus précisément avec la même tiédeur, je ne vous porte dans mon cœur. Non, je ne peux pas ; vous savez. En mesure de presque rien, dénué, démuni : comme ça que vous me savez, simplement, statistiquement et pratiquement parmi d’autres. Penser que vous pensez pareillement, eh bien professeur, au lieu de me tenir droit dans le sillage de vos qualités et titre et compétences n’est-ce pas, m’invite au zigzag, à la déviation décidée… Peut-être cela aussi l’envisagez-vous, à l’image du maître qui sur l’échiquier visualise l’éventail des attaques et retraites adverses avant l’heure. Prémonition ? Clairvoyance ? Probabilités ? Connaissance ? vous savez, point. Et aucune adversité connue ne nous oppose, et aucune affinité définie ne nous lie. Et je vous le répète : je ne vous cherche pas des poux, je ne veux pas d’ennuis pour vous, pour moi, pour vous et moi. Cher Monsieur docteur, que du bien… du un peu mieux, voilà tout ! Et puis vous savez, mes idées, mes Malabars, les broutilles dont je me charge le crâne à l’en faire craquer, vous savez bien, oui, que tout cela n’est que preuve flagrante d’une incapacité à dénouer ce qui nous tient là ensemble. Que je vous en veuille ou non ne se pose même pas. C’est le vide, professeur, en vrai, le vide ignoble et béant qui compte ici. Que le vide.

Sachant cela et y réfléchissant, je vous écoute cloué dedans votre fauteuil, mon gros chewing-gum dégluti. Mon attention toute distribuée, comme on dit, hop droite et gauche, cependant ne perdant miette de ce pourquoi je suis venu. Sous le bureau, un coup d’œil aux revers du pantalon flanelle que je n’ai pas eu l’occasion de coller ; l’attitude obstinément campée de vos jambes sur terre dedans deux mocassins bleu marine. L’élégance classique, la retenue vestimentaire adéquate qui partout passe et rend si nécessaire le quidam transparent, quasiment dépourvu de substance… la panoplie parfaite de l’homme invisible ! Surprenant ! Je pense : vous n’êtes pas psychiatre donc je me permets. Je pense : votre truc, votre dada, votre joujou pointu à vous, c’est le neurone, non pas l’esprit, donc je peux me permettre, n’est-ce pas, cher Monsieur. Malgré l’habit, vous êtes bonhomme de substance, embourbé dans le concret, le palpable, le physique. J’y pense, docteur, si je vous file une tarte en pleine poire là, par-dessus le bureau n’est-ce pas, histoire de vous faire voir quelques couleurs et de vous incorporer plus encore à votre foutu siège, eh quoi, vous n’y verrez aucun sens caché, pas l’ombre de la moindre origine d’un désordre inconscient… Tout au plus pourrez-vous émettre, après vous être remis d’aplomb et avoir rechaussé vos lunettes, l’hypothèse d’une propagation impromptue d’un orage du bocal, d’une décharge exemplairement excessive d’iode quelque part… d’une mauvaise transmission intérimaire… Mais bon, je redis, mon idée était simple et gentille : Malabars. Je ne veux pas vous faire de mal, pas vous heurter d’aucune façon. Je pense juste, en vous écoutant n’est-ce pas, à votre statut, votre activité, votre profession, votre penchant pour le concret ; d’où la fugace idée d’une baffe.

Il faut que vous compreniez, professeur, Monsieur, que je ne cherche ni justice ni réponse. Que vous laissiez entrer cette évidence dans votre cervelle à vous. Que vous réalisiez, cher docteur, en me causant là, que je n’accomplis en votre présence aucun plan thérapeutique ; que je me contente, ne pouvant mieux, de porter ma considération pour votre personne à un stade plus… réciproque. Il faut que vous sachiez le pourquoi des Malabars, la raison de ma déception à n’avoir pas pu vous les coller au train ! Et puis, Monsieur, il faut aussi ne pas vous en faire, n’est-ce pas, ne pas vous tourmenter inutilement. Après tout, qui suis-je ? pas seulement votre patient ! S’il ne sont concernés par eux-mêmes au point d’embrasser votre vocation, mes neurones miens, cher professeur, semblent aller sainement… Il n’y a donc, Monsieur, malheureusement pas ici pour vous matière, n’est-ce pas, je veux dire directement. Pourtant, pourtant, les circonstances m’obligent envers vous. Et, cherchant à vous mettre en boîte mais n’y parvenant, vous écoutant là, accordant à vos dires ma plus volontaire oreille et ma plus haute considération, pendu à vos basques je suis, oui, votre créditeur. Notre relation, n’est-ce pas, docteur, est comme on dirait fort peu équilibrée ! pour moi au moins fort peu satisfaisante, assez odieuse et insupportable pour causer franchement. Cependant nécessaire ; avec ou sans bouffonnerie, avec ou sans considération, avec ou sans confiance, juste nécessaire.

Vous remuez des papiers, des ordonnances, des relevés d’électro-encéphalogrammes biscornus. Quelle que puisse être leur orientation, les tracés semblent toujours à l’envers plutôt qu’à l’endroit. Je vous écoute encore parce que vous causez encore. Je ne pense plus au coup des chewing-gums. Vous marmonnez, professeur, comme barré en séance de calcul mental, je tente de suivre mais me dis que vous êtes peut-être un peu attaqué, que vous avez trop de bouteille comme on dit, que vous êtes qui sait un tantinet gâteux. Je me dis : c’est embêtant, c’est bête, mais je vous écoute encore et encore sans moufter. Je n’ai rien à dire ; vous le savez si bien que vous l’oubliez totalement. Je suis là pour écouter, pour prendre des notes, des instructions, pour donner du sens à votre rôle de docteur, professeur. Je suis là par nécessité bête, par concours de circonstances ou de statistiques n’est-ce pas. Récepteur docile braqué dans le sens du soleil, du dieu unique ! Dieu unique et vivant, eurêka ! Dieu, que vous êtes, Monsieur, et moi, Monsieur, récepteur con contraint ! Voilà les choses, voilà le point de vue honnête. Si de votre transparente apparence, de votre grise mine sagement travaillée — ni compatissante ni froide mais parfaitement tiède, vous ne rayonniez divinement d’un parfait savoir, que diable aurais-je besoin de boire vos paroles…

Vous voilà par mes soins placé dans les plus hautes sphères ; hosanna ! hosanna au plus haut des cieux ! Je chante, mais pour moi. Vous savez mon souci de ne rien ici troubler : ni air ni conscience ni concentration. Rien ! je chante pour moi dans le vide : hosanna ! vive vous, cher professeur, Monsieur, Dieu ! Et tant pis pour la plaisanterie, pour l’effet puérilement escompté d’une commune rigolade ! Je suis à vous tout ouïe, à genoux, prosterné, imbécile ! Monsieur, je peux bien vous le confesser, à présent que votre statut induit le plus grand pardon : l’envie m’a effleuré, n’est-ce pas, de vous cogner ferme, de vous aplatir là raide dans votre coussin ! Honte à moi, j’ai oui songé vous administrer une droite sévère, un coup très tangible, douloureusement substantiel… Pourtant, jamais, ô grand jamais, la moindre mauvaise pensée ne s’est en moi associée au geste. A ma décharge, de sot récepteur, de microscopique bonhomme ignare, je vous assure que ma foi en vous n’a pas l’espace d’une seule fraction de seconde été écornée… Certes, je suis proie du paradoxe, de la confusion, mais jamais, je redis, professeur, vous redis divin Monsieur, je n’ai songé à mal. L’histoire, mon dieu, se résumait à rire, à tenter de combler par quelques maladroits artifices le vide gisant ici bas en votre cabinet. Mais hosanna ! ma foi en vous intacte, pure ! Je ne suis peut-être pas digne, mais une seule parole et je serai guéri ! Obligé, je vous suis, et à jamais… votre serviteur Monsieur, je jure, je vois, je sais, pour les siècles des siècles. Parce que vous êtes, professeur, béni ! Là, oui, vous ! et vous savez ! Un Dieu un vrai, ici même, qui pousse l’humilité à murmurer en présence d’une âme mortelle quelque scientifique complainte, à mouvoir de ses mains propres dossiers médicaux et feuilles volantes dactylographiées…

Professeur mon dieu, vous allez jusqu’à soupirer. Un soupir humain merveilleusement reproduit, pas toc du tout. Le souffle y est, ajusté parfaitement avec, apogée du miracle, un vague et lointain relent de nicotine ! Je pense que vous n’avez pas sur le moment conscience de vos dons. Je me le dis en silence tandis que vous vous redressez, cher Monsieur, parce que vous savez la séance close à peu près. Vous le bougez finalement, votre cul, seigneur ! Trop tard pour me laisser loisir d’agir sottement puisque c’est moi qui vais quitter la salle et que mes Malabars n’est-ce pas, sont désormais inaccessibles. Vous reprenez la parole, réajustez vos lunettes quand même je n’ai pas eu de geste pour les déloger de votre nez. J’écoute ; me lève en prenant soin de rester plus bas que vous. J’écoute, je bois vos directives, comme à chacune de nos rencontres unilatérales. Mon œil, respectueusement braqué sur le linoléum, évite soigneusement de rencontrer ne serait-ce que le bout de vos pompes. Je me dis que je ne suis sans doute pas assez humble rien qu’à l’idée de vouloir l’être en face de vous. Professeur. Ma main dans la gueule la prochaine. Du poil à gratter, un stylo pleureur… je trouverai bien. En vous saluant d’une révérence pas trop décalée, commune à ceux qui viennent vous prier, je note que vous vous fendez en retour d’une intonation inhabituellement chaleureuse. Puis, déjà plus loin dans le couloir, je vous remets dans ma tête bien en face. Vous êtes grotesque, pédalant à poil sur un vélo de clown. Sans un remords, sans penser à mal, je vous tire une balle dans le crâne, cher Monsieur, comme un chien je vous expédie en enfer.

Veuillez croire, Monsieur, en l’expression de mes salutations distinguées etc.

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